Harcèlement sexuel : prison ferme pour un sous-officier.

Sergent-chef dans une caserne de la base aérienne d’Ambérieu-en-Bugey (Ain), le militaire a été condamné à un an de prison, dont quatre mois ferme pour des faits de harcèlement sexuel, vendredi 20 Septembre dernier, devant le tribunal militaire de Lyon.

Rappel des faits :  Fin 2018, les trois victimes plaignantes, âgées de 18 à 22 ans, originaires du Rhône et de Marseille, sont engagées dans le cadre du service militaire volontaire dans l’enceinte de la base aérienne d’Ambérieu-en-Bugey (Ain). Elle subissent au fil des semaines et mois, un harcèlement sexuel incessant de la part du sergent-chef encadrant la section.

D’abord, le chef de section leur envoie des propos suggestifs via les messageries des réseaux sociaux.  « Des messages nombreux, pressants »  dira l’une. « Il nous faisait culpabiliser, il a trouvé la faille en moi, j’ai accepté des relations » témoigne une autre plaignante, en pleurs. En clair, face à une pression de plus en plus forte, les victimes avaient fini par accepter des relations sexuelles dans l’enceinte de la base aérienne. Les trois jeunes femmes comprennent alors qu’elles vivaient le même harcèlement, quand l’une d’elles a commencé à s’en plaindre auprès de sa hiérarchie.

Selon l’avocate du militaire, ce dernier « aurait perdu pied profitant de ses fonctions pour des entreprises de séduction mal placées (…) en recherche affective permanente après une période de fragilité personnelle ».

Il est à déplorer et à condamner fermement de tel comportement au sein des rangs de notre armée. D’ailleurs, soulignons la réaction rapide des instances hiérarchiques qui ont agi dans les meilleurs délais pour faire juger le sergent-chef devant le tribunal militaire compétent.

Il n’en reste pas moins que ces trois jeunes femmes qui, selon le Procureur Bernard Reynaud, «voulaient s’en sortir» en rejoignant les rangs de l’armée, voient «leurs carrières détruites» par un individu qui n’ayons pas peur de le dire, ne mérite plus en rien le port de l’uniforme, en salissant les valeurs de respect, d’intégrité, de service et d’excellence qui animent l’ensemble des militaires de la nation.

Le suspect a été condamné à un an de prison, dont quatre ferme, avec mise à l’épreuve et une amende de 1000 euros par victime.

Que cela serve d’exemple !

La rédaction

Mercedes CREPIN

Crédit photo : Pixabay

 

 

 

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