Honneurs et respect à tous nos soldats morts pour la patrie 

Aujourd’hui à 15 h 45, le président de la République Emmanuel Macron inaugurera le monument Opex sis Quai André Citroën à Paris (15e), en hommage aux 549 soldats décédés en opérations extérieures depuis 1963, portant mention officielle «mort pour la France» (MPF).

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Le monument aux morts pour la France en opérations extérieures est un projet porté et soutenu par le ministère des Armées depuis 2011. Il symbolise l’engagement militaire de la France dans le monde, pour défendre les intérêts du pays et participer à la résolution des crises sur la scène internationale.

Le monument est composé de deux éléments :

  •  L’édifice représentant six porteurs anonymes portant un cercueil invisible qui symbolise l’ensemble de la communauté militaire ;
  • Un mur des noms des militaires morts pour la France en opérations extérieures composé de 37 plaques gravées. À la date de son inauguration, le 11 novembre 2019, 549 noms de militaires morts pour la France sur 17 théâtres d’opérations extérieures seront inscrits.

Créé à l’initiative de l’État ‑ ministère des Armées, qui en a assuré le financement et la maîtrise d’ouvrage, le monument sera implanté dans le parc André-Citroën (Paris XVe), lieu public situé à proximité du siège du ministère, à Balard. Il prend place au centre du jardin sous-lieutenant Eugénie-Djendi, dite la « Merlinette », opératrice radio parachutée par les Services spéciaux d’Alger, résistante, déportée et exécutée à Ravensbrück.

Site internet : Ministère des armées.

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Rappelant les détails à l’origine et conditions d’attribution de la mention MPF, celle-ci doit son origine instituée par la loi du 2 Juillet 1915. Elle honore la mémoire des victimes de guerre et constitue un témoignage de reconnaissance de la nation en l’honneur de nos militaires qui lui ont donné leur vie. Sa pérennité est garantie par l’inscription en marge de l’acte de décès. Elle apparaîtra sur les copies et les extraits de l’acte de décès et dans tout acte ou sera cité le nom du défunt, après attribution de la mention.

Les conditions d’obtention de la mention MPF passent par la ou les preuves rapportées que les circonstances du décès du militaire sont imputables à un fait de guerre et qu’il est intervenu pendant le conflit ou ultérieurement. Aujourd’hui les demandes sont instruites par le département reconnaissance et réparation de l’Office national des anciens combattants (ONACVG). Il appartient ensuite, à la Commission consultative médicale des anciens combattants et victimes de guerre (SGA/CCMACVG) basée à La Rochelle de valider ou pas l’obtention de la mention «mort pour la France».

En ce jour symbolique du rassemblement de toute la communauté militaire soutenue par la nation afin de rendre les honneurs à 459 fils morts en service, nous adressons nos pensées de soutien à toutes les familles marquées à jamais par le deuil mais aussi aux familles des *absents*, fils, frères et amis qui ont perdu la vie dans l ‘exercice de leur mission dont les noms manqueront à l’appel.

Paix à vos âmes soldats émérites, avec ou sans mention MPF la nation vous doit le Respect et les honneurs.

« On nous avait dit, lorsque nous avons quitté le sol natal, que nous partions défendre les droits sacrés que nous confèrent tant de citoyens installés là-bas, tant d’années de présence, tant de bienfaits apportés à des populations qui ont besoin de notre aide et de notre civilisation.

Nous avons pu vérifier que tout cela était vrai, et, parce que c’était vrai, nous n’avons pas hésité à verser l’impôt du sang, à sacrifier notre jeunesse, nos espoirs. Nous ne regrettons rien, mais alors qu’ici cet état d’esprit nous anime, on me dit que dans Rome se succèdent cabales et complots, que fleurit la trahison et que beaucoup, hésitants, troublés, prêtent des oreilles complaisantes aux pires tentations de l’abandon et vilipendent notre action.

Je ne puis croire que tout cela soit vrai et pourtant des guerres récentes ont montré à quel point pouvait être pernicieux un tel état d’âme et où il pouvait mener.

Je t’en prie, rassure-moi au plus vite et dis-moi que nos concitoyens nous comprennent, nous soutiennent, nous protègent comme nous protégeons nous-mêmes la grandeur de l’Empire.

S’il devait en être autrement, si nous devions laisser en vain nos os blanchis sur les pistes du désert, alors, que l’on prenne garde à la colère des Légions ! »

Marcus Flavinius

Centurion à la 2e Cohorte de la Légion Augusta à son cousin Tertullus à Rome.

« Les Centurions » Jean Lartéguy

La rédaction

Mercedes CREPIN

Crédit photos :

France24web

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