L’armée française a du chien !

Du 2 au 5 octobre, des soldats de toute la France se sont rencontrés comme chaque année au 132ème Bataillon cynophile de l’armée de Terre, basé à Suippes (Marne) qui compte plus de 500 binômes composés d’un soldat et de son chien, s’entraînant toute l’année pour mises en condition. Des maîtres-chiens d’autres pays (Grande-Bretagne, Etats-Unis, Liban, Maghreb…), avaient également fait le voyage afin de constater l’efficacité des méthodes militaires françaises. Au menu, des épreuves telles que dressage, pistage, intervention, détection d’explosifs entre autres.

On compte aujourd’hui quelque 1 200 chiens employés dans l’armée de Terre, 400 dans la Marine et 600 dans l’armée de l’Air. Une quarantaine d’équipes cynotechniques tous corps d’armée confondus, sont déployées en permanence à l’étranger.

La base militaire de Suippes achète chaque année près de 350 chiens âgés de 10 mois à trois ans, destinés aux trois armées ainsi qu’à des pays étrangers. Le bataillon gère aussi la formation des binômes homme-chien destinés à appuyer l’infanterie. Les races privilégiées sont : les bergers belges malinois, bergers allemands, bergers hollandais, tous réputés faciles à dresser.

Les chiots ou jeunes chiens, dès leur arrivée à Suippes, en fonction de leur comportement seront orientés soit dans le domaine de l’attaque soit dans la détection d’explosifs. Leur dressage dure environ un an. Une fois atteint l’âge de la retraite, aux alentours de huit ans, il sera adopté par son maître dans 80% des cas.

L’atout majeur de ces recrues : leur odorat ultra-développé. « Chez le chien, le nombre de cellules nerveuses olfactives est d’environ 200 millions, contre 10 à 20 millions seulement chez l’homme», selon la vétérinaire-en-chef Caroline interviewée par le Journal La Croix.

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« Le chien offre un appui aux troupes de combat au même titre que les drones, les mortiers ou les missiles anti-chars», fait valoir le Colonel Edouard REYNAUD, Chef de corps du bataillon au Journal La Croix. Toujours dans cette même interview, le Colonel E. REYNAUD affirme que : « Si vous arrivez dans une zone habitée, avec des maisons qui ne sont pas sûres, plutôt que d’envoyer trois soldats se faire tirer dessus d’emblée, on peut envoyer un chien qui va tout de suite signaler si la maison est occupée ou pas. Si un individu hostile s’y trouve, en voyant arriver le chien, il sortira de sa cachette ou prendra la fuite ».

Nous imaginons la haute qualité des épreuves soit une vitrine incontestable des compétences de ces chiens militaires, déployés en France comme sur tous les théâtres d’opérations extérieures. Ces soldats à quatre pattes ont aussi leurs héros. Citons Fitas, soldat de race malinoise qui en 2011, en Afghanistan, a déjoué une embuscade en faisant fuir un groupe d’insurgés. Capturé par les talibans, il parvient à s’enfuir et rejoindre les lignes françaises après quatre mois de détention. Décoré de la médaille d’or de la Défense nationale, il mourra un peu plus tard d’une maladie contractée lors de sa captivité.

A tous nos soldats à quatre pattes, respect et gratitude !

 

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