Le porte-avions Charles de Gaulle est de retour !

Depuis Décembre 2016, après 15 mois passés en cale sèche pour son second arrêt technique majeur (ATM) à mi-vie, le seul porte-avions français Charles de Gaulle a quitté le bassin Vauban, à Toulon, afin de permettre la poursuite de travaux et vérifier le bon fonctionnement de ses installations.

Ainsi, Vendredi 14 Septembre 2018, le bâtiment maritime est reparti pour une phase d’essais planifiée au large de Toulon. L’objectif pour les quatre mois à venir est fixé : se plier à quelques 200 essais du système de propulsion nucléaire, des nouveaux équipements, comme le radar nouvelle génération. Mais aussi vérifier comment la plateforme, entièrement modernisée, réagit en situation réelle. « On fera aussi des entraînements avec les avions, de façon à ce qu’en 2019 le Charles-de-Gaulle soit de nouveau opérationnel », selon le Capitaine de vaisseau et porte-parole de la Marine nationale Bertrand DUMOULIN qui s’en est exprimé au Journal Le Parisien. Il s’agira également de repenser la formation de son équipage et le groupe aérien embarqué (GAé). Si tout se passe bien, le «Charles-de-Gaulle», désormais adapté au « tout Rafale », devrait être opérationnel pour un nouveau déploiement au début de l’année 2019.

7889802_4f7815a6-b91a-11e8-a7cd-95bd362358b1-1_1000x625On imagine aisément le soulagement ressenti au sein des Forces armées françaises, après deux années passées en l’absence d’autre porte-avions en service. Le seul porte-avions national représente à lui seul un enjeu stratégique et diplomatique comme le souligne l’ancien colonel de Marine Michel Goya : « Quand on fait venir un porte-avions, tout le monde le voit et ça envoie un signal à l’adversaire ».

Après une nouvelle série de travaux dans dix ans, le «Charles-de-Gaulle» sera ensuite mis au repos. Au plus tard en 2040. Des études sont en cours pour définir le coût et la durée de construction à prévoir, s’agissant de son successeur. Pour information, la refonte à mi-vie du «Charles-de-Gaulle» a exigé plus de 4 millions d’heures de travail, dont 1,8 millions rien que pour l’ingénierie et la conception. Ce chantier de 1,3 milliard d’euros a mobilisé, chaque jour, plus de 2.100 personnes et 160 entreprises sous-traitantes. Le prix d’acquisition d’un porte-avions est compris entre trois et quatre milliards d’euros, sans compter son coût d’emploi et d’entretien qui fait au moins doubler l’addition. D’ou l’interrogation de Michel Goya confiée au Parisien : « Il y a un arbitrage à faire entre la construction d’un deuxième ou le renforcement des autres équipements ».

Gageons qu’en 2040 au plus tard, lorsque le «Charles-de-Gaulle» sera mis à la retraite, la France ne se retrouve pas à nouveau en rade et aura pris une décision anticipée pour un successeur digne de ce nom.

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