Suicides au sein de l’armée : les voyants sont au rouge-sang en 48 heures.

Il s’agit là de deux informations dramatiques, en l’espace de 48 heures, qui imposent en premier lieu le respect de la douleur des proches et camarades de deux militaires qui se sont ôtés la vie . La rédaction du Journal le Conscrit adresse ses sincères condoléances à leurs familles et frères d armes.

Que leurs deux âmes reposent en paix.

ARMÉE – Un militaire du 4e régiment de Chasseurs basé à Gap (Hautes-Alpes) s’est suicidé dimanche dans sa caserne avec son arme de service. Une enquête judiciaire a été ouverte par le parquet de Gap.

L’information n’a été communiquée que mardi 30 Avril, un brigadier-chef expérimenté, âgé de 29 ans appartenant au  4e régiment de Chasseurs basé à Gap (Hautes-Alpes) a mis fin à ses jours dans sa caserne dimanche dernier.

« Alors qu’il allait procéder à la réintégration de son armement suite à une mission effectuée dans le cadre de l’opération Sentinelle », le militaire s’est suicidé, a expliqué son régiment dans un communiqué. « Au moment de la réintégration, il s’est éloigné de son groupe pour s’isoler et s’est donné la mort ».

SUICIDE – Un gendarme s’est donné la mort mardi avec son arme de service dans sa caserne de l’Entre-Deux, sur l’île de La Réunion. Une enquête est en cours pour déterminer les causes exactes de ce nouveau drame.

Un gendarme s’est suicidé mardi après-midi dans l’enceinte de sa caserne à l’Entre Deux, dans le sud de l’île de La Réunion, a appris l’AFP auprès de la gendarmerie locale. Selon les premiers éléments de l’enquête, le membre des forces de l’ordre aurait fait usage de son arme de service.

Depuis des mois, des semaines, des hommes engagés au sein de nos forces armées (et de l’ordre), choisissent dans un ultime souffle de s’ôter la vie. La rédaction du Journal Le Conscrit se gardera bien d’en affirmer les causes mais dénonce une hémorragie de suicides qui doit cesser, cela dans l ‘urgence.

Il est une réalité incontestable : l’acte dramatique qu’est le choix du suicide est empreint de détresses, de mal-être et de souffrances humaines au point de décider de retourner son arme de service contre soi.

Nous sommes alors en droit de nous interroger sur le suivi et soutien psychologiques de nos militaires avant d’en arriver à cette issue dramatique. Rappelons que sous le treillis de soldats aguerris et engagés dans leurs missions, ils sont aussi des hommes, des époux, des pères de famille non exemptes de souffrances morales, mentales, psychologiques voire psychiques….

Les voyant sont au rouge-sang depuis trop longtemps. Sont-ce les conditions d’exercice de leur mission ? Sont-ce des souffrances liées à une expérience traumatisante vécue en mission ? Sont-ce des détresses liées à un vécu personnel ?

Nous n’avons pas les réponses et il ne nous appartient pas de tirer conclusions mais nous sommes en droit de nous demander s’il existe un lieu, une écoute, un soutien au sein de l’institution pour permettre la détection  et l ‘accompagnement en soins de souffrances, de mal-être qui conduisent nos soldat à commettre l’irréparable ?

Nous dénonçons une hémorragie qui s’étend depuis trop longtemps, emportant nos soldats qui choisissent de se donner la mort symboliquement avec leur arme de service sur leur lieu de mission plutôt que de demander de l’aide, du soutien en    s’accrochant à la vie.

Cessons d’accepter le passage à l’acte de nos militaires (et forces de l ordre) tel un fait divers qui certes appelle compassion et tristesse, mais interpellons les instances dirigeantes et encadrantes pour permettre à nos militaires en souffrance, le choix du droit à la vie et non celui de la mort.

La rédaction.

Mercedes CREPIN

Crédit photo : Pixabay

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