Un hélicoptère sur 3 de l’armée française est en état de voler.

Cet été 2018, le rapporteur Dominique De Legge (Sénateur LR) missionné aux crédits de la Mission Défense, interpellait dans son rapport sénatorial du 12 Juillet, sur le taux de disponibilité insuffisant du parc aéronefs existant au sein de nos Forces armées.

Toujours selon le sénateur De Legge « 300 sur 467 aéronefs, soit deux sur trois, sont indisponibles car engagés dans des opérations de maintenance lourde ». Citons en exemple les taux de disponibilité de la dernière génération d’hélicoptères, qui marquent au compteur moins de 12 ans d’age :

-Disponibilité entre 23% et 34% pour les hélicoptères TIGRES.

-Disponibilité de 26.5% pour les hélicoptères CARACAL

-Disponibilité de 34.2% pour les hélicoptères NH90

Helicoptere PUMAAlors qu’en contre-partie, la génération «des anciens hélicoptères» (moyenne au compteur 40 ans d’age) tels que l`Alouette II, le Fennec, le Puma et la Gazelle affichent un taux de disponibilité de 40%.

Selon le magasine OPEX 360, le CEMAT a expliqué que, compte tenu du fait que la LPM (Loi de Programmation Militaire) 2019-25 ne prévoit pas la livraison d’hélicoptères interarmées légers [mais de passer les premières commandes, ndlr], les Gazelle tiendront un rôle primordial.

« La Gazelle reste l’hélicoptère [d’attaque] qui dispose de la meilleure disponibilité technique opérationnelle et qui offre donc le volume d’heure de vol le plus conséquent pour l’entraînement de nos pilotes. Nous cherchons donc à faire de cette contrainte de parc vieillissant une opportunité en cherchant à optimiser l’utilisation de ce parc », a expliqué le général Bosser toujours selon OPEX 360.

Il est important de rappeler le rôle prépondérant des hélicoptères dans les stratégies tactiques et sanitaires pour nos contingents militaires déployés sur de nombreux théâtres de conflits à l’étranger. Nous sommes alors en droit de nous demander pour quelles raisons les taux de disponibilité sont-ils si bas ? Toujours dans ce même rapport sénatorial De LEGGE, les causes essentielles citées en sont le vieillissement de la flotte adoubée d’une suractivité, qui comme fait exprès bénéficie d’une maintenance *compliquée*. Citons en exemple, le journal LE FIGARO qui relevait dans ses colonnes :
«….des situations ubuesques, avec, par exemple, plus de 30 contrats de maintenance pour l’hélicoptère d’attaque Tigre ».

La révélation d’un tel constat est inquiétante, car même si l’adage veut que ce soit dans les vieux pots que l’on fasse la meilleure soupe, convenons-en, nous sommes en droit de craindre que les pots n’en viennent à se fissurer voire se briser, au péril de la vie de nos soldats.

 

Credits photo : Wikimedia.

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